Questions fréquentes
Les questions que l'on n'ose pas toujours poser.
Réponses claires aux interrogations qui reviennent le plus souvent avant un premier rendez-vous. Si la vôtre n'y figure pas, écrivez-moi : je vous réponds personnellement.
Doutes et légitimité
Doutes et légitimité.
- Pourquoi je souffre autant ?
- La souffrance psychique ne se mesure pas à la « gravité » objective de ce que l'on vit. Elle dépend surtout de la manière dont notre esprit interprète, amplifie ou entretient ce que l'on traverse. Souffrir beaucoup ne signifie pas que l'on est « faible » — cela signifie qu'un certain nombre de mécanismes internes amplifient la douleur. C'est précisément sur ces mécanismes qu'un travail thérapeutique peut agir.
- Suis-je un cas désespéré ?
- Non. Aucun cas n'est désespéré, parce que la souffrance n'est jamais figée — elle est maintenue par des schémas qui peuvent être identifiés, compris et transformés. Le sentiment d'être « foutu·e » fait souvent partie du problème : c'est une croyance, pas une réalité. Le travail thérapeutique commence souvent par l'examen lucide de cette conviction.
- Est-ce que ma souffrance est « assez grave » pour consulter ?
- Il n'existe pas de seuil minimum. Si quelque chose pèse durablement sur votre quotidien, votre énergie ou vos relations, c'est une raison suffisante. Beaucoup de personnes attendent d'être « au bout » pour consulter — cette attente est rarement utile.
- Je suis trop vieux/vieille pour changer ?
- Le cerveau reste plastique tout au long de la vie. L'âge n'est pas un obstacle au changement : ce qui change, c'est la nature du travail. À 50 ou 60 ans, on ne défait pas trente ans d'habitudes en quelques mois, mais on peut transformer profondément sa manière d'habiter sa vie. J'accompagne régulièrement des personnes à toutes les étapes de la vie.
Comprendre ce qui se joue
Comprendre ce qui se joue.
- Pourquoi je rumine autant ?
- La rumination est rarement un défaut de caractère. C'est souvent une stratégie inconsciente pour gérer une émotion difficile, anticiper un danger, ou maintenir un sentiment de contrôle face à l'incertitude. Tant que ces fonctions cachées de la rumination ne sont pas comprises, elle se reproduit. La thérapie aide à les identifier puis à les désamorcer.
- Est-ce normal de penser autant ?
- Penser beaucoup n'est pas en soi un problème. Cela le devient quand la pensée ne sert plus à comprendre ni à décider, mais à éviter de ressentir ou à essayer de tout contrôler. Si vos pensées vous fatiguent plus qu'elles ne vous éclairent, c'est un signe qu'un travail thérapeutique peut être pertinent.
- Pourquoi je me sens nul·le ?
- Ce sentiment renvoie presque toujours à des schémas d'auto-évaluation construits très tôt : exigences familiales, comparaisons, expériences de rejet. Avec le temps, ces schémas deviennent automatiques — au point de ressembler à une vérité sur soi. Le travail consiste à les voir, à les confronter, et à reconstruire une évaluation plus juste.
- Pourquoi je prends tout personnellement ?
- Prendre les choses personnellement est souvent lié à une estime de soi fragile et à des schémas hyper-vigilants face au jugement. Le moindre signe est interprété comme une preuve de rejet ou d'incompétence. Ce mécanisme peut être identifié puis désactivé par un travail précis sur les croyances et les interprétations.
- Pourquoi ça tombe toujours sur moi ?
- Cette phrase exprime un vécu réel de répétition. Elle mérite d'être entendue, mais aussi examinée : certains de nos schémas — choix relationnels, manière de poser nos limites, lecture des situations — contribuent à reproduire ce qui nous fait souffrir. Comprendre cette part n'est pas culpabilisant : c'est précisément ce qui rend le changement possible.
- Pourquoi devrais-je changer si ce sont les autres le problème ?
- Question légitime. Vous ne pouvez pas changer les autres, mais vous pouvez transformer la manière dont vous êtes affecté·e par eux, les limites que vous posez, et les relations que vous choisissez de maintenir ou non. Le travail ne consiste pas à vous rendre « responsable de tout » — il consiste à reprendre du pouvoir là où vous en avez réellement.
Émotions et relations
Émotions et relations.
- Je gère mal mes émotions. Est-ce que c'est récupérable ?
- Oui. La régulation émotionnelle est une compétence qui s'apprend. Beaucoup de personnes n'ont jamais reçu d'éducation émotionnelle structurée — il est logique qu'elles se sentent débordées. Le travail consiste à reconnaître les émotions, comprendre leur fonction, et apprendre à y répondre plutôt qu'à les subir ou les fuir.
- Mes émotions prennent le dessus, que faire ?
- Quand une émotion submerge, c'est souvent qu'elle est amplifiée par une pensée rigide (« c'est insupportable », « je ne vais pas y arriver »). Le travail thérapeutique apprend à séparer l'émotion brute de l'interprétation qui la décuple, et à développer des stratégies de régulation concrètes, applicables au quotidien.
- Je me sens mal avec les gens. Est-ce de l'anxiété sociale ?
- Peut-être. L'anxiété relationnelle peut prendre des formes très différentes : peur du jugement, sentiment de ne pas être à sa place, difficulté à s'affirmer, hyper-vigilance aux réactions des autres. Un premier entretien permet de comprendre plus précisément ce qui se joue pour vous.
- Je me mets trop de pression, comment lâcher ?
- La pression intérieure provient le plus souvent de croyances rigides (« je dois être parfait·e », « je ne dois pas décevoir »). Lâcher prise n'est pas un acte de volonté — c'est le résultat d'un travail sur ces croyances. Tant qu'elles restent intactes, la pression revient. Quand elles s'assouplissent, la détente devient possible.
- Je n'y vois plus clair, par où commencer ?
- C'est précisément le rôle d'un premier entretien. Vous n'avez pas besoin d'arriver avec un diagnostic ou une demande claire — venir avec le brouillard suffit. Mon travail consiste justement à vous aider à clarifier ce qui vous arrive, à mettre des mots sur ce qui en manque, et à dégager des pistes.
Fonctionnement pratique
Fonctionnement pratique.
- Comment se déroule une séance ?
- Une séance dure 60 minutes (90 minutes pour la première). Nous commençons par un point sur ce que vous traversez, puis explorons un schéma précis : pensées, émotions, comportements. Nous identifions ce qui peut être travaillé, et terminons par des pistes concrètes à expérimenter entre les séances.
- Combien de séances faut-il ?
- Cela dépend de votre situation et de votre rythme. Un travail réellement transformateur s'inscrit généralement sur plusieurs mois, à raison d'une séance toutes les deux à quatre semaines. Nous évaluons régulièrement ensemble la pertinence de poursuivre — vous restez libre à tout moment.
- À quelle fréquence venir ?
- En début d'accompagnement, un rythme bi-mensuel est souvent pertinent pour ancrer le travail. Il peut s'espacer progressivement à mesure que les schémas se transforment et que vous gagnez en autonomie.
- Les séances sont-elles remboursées par l'assurance ?
- Les séances ne sont actuellement pas prises en charge par l'assurance de base ni par les complémentaires.
- Combien coûte une séance ?
- 120 CHF la séance de 60 minutes. Le premier entretien (90 minutes, anamnèse incluse) est à 150 CHF. Les conditions complètes sont détaillées sur la page Prestations.
- Peut-on faire les séances en visio ?
- Oui. Les séances en visio (Zoom, lien sécurisé) sont possibles. La qualité du travail thérapeutique reste pleinement préservée.
- Où se trouve le cabinet ?
- Le cabinet est situé à La Tour-de-Trême, dans le canton de Fribourg, à 5 minutes à pied de la gare. C'est facilement accessible depuis Bulle, Fribourg, la Gruyère, et plus largement la Suisse romande.
- Que faire si je ne suis pas sûr·e que votre approche me convienne ?
- Le premier entretien sert précisément à cela. Nous évaluons ensemble si l'approche correspond à ce dont vous avez besoin. Si elle ne convient pas, je vous oriente vers un autre type d'accompagnement — c'est une question d'éthique avant tout.
Engagement et changement
Engagement et changement.
- Peut-on vraiment changer après des années de souffrance ?
- Oui — à condition d'accepter que le changement ne soit ni rapide, ni linéaire. Les schémas anciens ne se dissolvent pas en quelques semaines, mais ils peuvent perdre leur emprise. J'accompagne régulièrement des personnes qui pensaient « ne plus pouvoir changer » et qui découvrent, à mesure du travail, qu'une autre manière d'exister est possible.
- Combien de temps avant de voir des résultats ?
- Les premières prises de conscience apparaissent souvent dès les premières séances. Les changements durables — ceux qui s'inscrivent dans la manière de penser, de ressentir, de réagir — demandent généralement plusieurs mois de travail régulier. Le rythme est différent pour chaque personne.
- Qu'est-ce que vous attendez de moi ?
- Une présence active. Mon travail n'est pas de « réparer » de l'extérieur, mais de créer les conditions d'un travail réel. Cela suppose votre engagement à examiner vos schémas, à expérimenter entre les séances, et à accepter que certaines prises de conscience puissent être inconfortables avant d'être libératrices.
- Et si je n'ai pas la force de m'engager ?
- C'est un point à examiner ensemble lors du premier entretien. Parfois, il s'agit d'un manque réel de ressources — d'autres formes de soutien sont alors plus pertinentes en première intention. Parfois, ce « pas la force » est lui-même un symptôme à comprendre. Dans tous les cas, vous ne serez ni jugé·e, ni poussé·e.
Votre question n'est pas ici ?
